Nouvelle protection pour le pangolin2 min de lecture

La Chine accorde le plus haut niveau de protection au pangolin.

La direction nationale des forêts et des plaines de la Chine a annoncé début juin que toutes les espèces de pangolins recevraient maintenant le statut de protection nationale de première catégorie et non plus de seconde catégorie.

Le pangolin est le mammifère le plus braconné et le plus trafiqué du monde. Les scientifiques estiment que plus d’un million de ses congénères ont été tués en seulement dix ans. Pour l’année 2019 uniquement, les saisies d’écailles de pangolin, à l’échelle mondiale, atteignent le chiffre ahurissant de plus de 80 tonnes.

 « Le pangolin joue un rôle écologique important dans la nature. Un pangolin peut consommer 70 millions de fourmis et de termites par an, explique Grace Ge Gabriel, la directrice régionale d’IFAW pour l’Asie. Sa disparition à l’état sauvage pourrait avoir un impact dévastateur sur l’équilibre des écosystèmes. »

En Chine, le pangolin avait jusqu’à maintenant un statut de protection national de seconde catégorie et depuis 1989 : il était interdit d’acheter, de transporter et de vendre cet animal sans autorisation. Le pays en a interdit sa chasse en 2007. En août 2018, l’importation commerciale de pangolins et de produits dérivés a été interrompue.

Dès lors qu’un lien a été établi entre la COVID-19 et le commerce des animaux sauvages, le 26 janvier, la Chine a temporairement fermé ses marchés d’espèces sauvages. Le 24 février, le plus haut conseil législatif de Chine a voté l’interdiction d’acheter, de vendre, de transporter et de consommer des animaux sauvages avec la résolution de supprimer la cruelle coutume de les consommer. L’interdiction, qui a reçu le fort soutien de la société chinoise, est à durée illimitée jusqu’à la révision de la loi sur la protection de la faune.

Cette dernière annonce prouve de nouveau la détermination de la Chine à préserver son milieu écologique par un système juridique très rigoureux et très complet.

« La revalorisation du statut de protection du pangolin en première catégorie envoie un signal fort aux trafiquants et aux consommateurs de ce mammifère à écailles. En effet, les amateurs de sa chair et de ses écailles encourront alors des sanctions juridiques plus lourdes. De plus, cela correspond aux aspirations du public à un mode de vie plus sain » déclare Grace Ge Gabriel.

 

Source : IFAW (le Fonds International pour la Protection des Animaux).

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